Comparez les statuts juridiques pour freelances : micro-entrepreneur, EI, EURL, SASU, portage salarial. Cotisations, protection, fiscalité 2026.
Montant prévisionnel ou réel pour comparer les statuts
| Critère | Micro-entrepreneur | Entreprise Individuelle (EI) |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | 22% à 24% | 25% à 45% |
| Plafond CA | 77 700 € (services BNC) / 188 700 € (vente) | Aucun plafond |
| Protection sociale | Minimale | Standard |
| Responsabilité | Illimitée (patrimoine personnel) | Limitée depuis 2022 (patrimoine séparé) |
| Comptabilité | Très simplifiée (livre recettes) | Complète : bilan, compte de résultat |
| Fiscalité | Micro-BNC/BIC : abattement forfaitaire 34% ou 50% | IR sur bénéfices réels ou option IS |
Choisir son statut juridique est une décision stratégique pour tout freelance. Chaque statut présente des avantages et des contraintes spécifiques en termes de cotisations sociales, de protection, de responsabilité juridique et de fiscalité. En 2026, cinq statuts principaux s'offrent aux travailleurs indépendants.
Le régime micro est le plus simple et le plus rapide à mettre en place. Il convient aux activités de services avec un CA < 77 700 € (BNC) ou < 188 700 € (vente BIC). Les cotisations URSSAF représentent environ 22% à 24% du CA. La comptabilité se limite à un livre de recettes. Attention : les charges ne sont pas déductibles (abattement forfaitaire uniquement).
L'EI au réel permet de déduire toutes les charges professionnelles (loyer, matériel, déplacements, formations...). Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel est automatiquement séparé du patrimoine professionnel. Les cotisations sont calculées sur le bénéfice réel (25% à 45%). Une comptabilité complète est obligatoire (bilan, compte de résultat).
L'EURL est une SARL à associé unique. Elle offre une responsabilité limitée au capital social et permet d'opter pour l'IS (Impôt sur les Sociétés). Les cotisations du gérant majoritaire sont d'environ 45% à 48% du résultat. La protection sociale est standard (TNS - Travailleur Non Salarié). Coûts de création : 200 à 500 €.
La SASU offre le statut d'assimilé salarié au président, avec une protection sociale maximale (régime général). Les cotisations sont élevées (65% à 82% de la rémunération) mais ouvrent droit au chômage si un salaire est versé. La SASU est soumise à l'IS. Les dividendes sont taxés à la flat tax (30%). Idéal pour les projets structurés avec potentiel de levée de fonds.
Le portage salarial permet d'exercer en tant que salarié d'une société de portage tout en restant autonome. Avantages : statut salarié complet (chômage, retraite, mutuelle), zéro gestion administrative, RC pro incluse. Inconvénients : frais de gestion de 5% à 10% du CA, salaire minimum de 2 900 €/mois (seuil légal 2026), moins d'autonomie dans la gestion.
Quel statut choisir pour démarrer rapidement ? Le micro-entrepreneur est souvent le plus simple pour débuter, avec une gestion administrative allégée.
Quand passer du micro au réel ou en société ? En général quand le chiffre d'affaires augmente, que les charges deviennent importantes ou que la structure se développe.
La protection sociale est-elle la même selon les statuts ? Non, elle varie fortement selon le régime retenu, notamment entre TNS, assimilé salarié et portage.